L'heure anglaise

La correspondance pour pratiquer l’anglais

À l’ère du digital et du tout numérique, les courriels et les messages instantanés ont plus que jamais remplacé les lettres manuscrites. Avec les services postaux qui sont voués à disparaître, comme c’est déjà le cas depuis le 31 décembre au Danemark, je me demandais s’il était encore possible en 2026 d’échanger par correspondance, comme avant. À peine le nouvel an entamé, j’ai recherché sur internet et trouvé en à peine quelques secondes une plateforme qui permettrait d’échanger avec le monde entier. Et ni une, ni deux, j’ai commencé à créer mon profil et à attendre avec impatience sa validation.

Une plateforme de correspondance

Le site en question s’appelle Global Penfriends et existe depuis 1995, enregistré à Perth en Australie. Il faut avoir une adresse électronique et il suffit de remplir un profil qui vous permet d’avoir accès à un espace sécurisé pour entamer vos premiers échanges avec le monde entier. Vos données personnelles ne sont jamais dévoilées sans votre accord et si c’est un site de rencontres que vous recherchez, vous pouvez passer votre chemin. Le système est plutôt clair et facile d’utilisation et met en garde contre les fraudes et les mauvaises intentions. Après, c’est comme pour tout, il faut toujours rester prudent. Les profils sont d’ailleurs lus et vérifiés par de vraies personnes et ne sont jamais validés par des robots.

Au-delà de la présentation à rédiger en anglais, langue internationale oblige, vous pouvez choisir de renseigner, votre statut, votre profession, les langues que vous parlez et leur niveau, vos intérêts et les voies par lesquelles vous souhaitez échanger (voie postale, voie électronique, échange linguistique, envoi de colis, scrapbooking, envoi artistique, etc.) ainsi que la fréquence et bien d’autres critères (genre, religion, croyance, tranche d’âge…).

Un outil linguistique

En tant que linguiste, les échanges spontanés en anglais me manquent beaucoup vu que je ne voyage plus autant qu’avant. Global Penfriends s’avère donc être un bon outil pour continuer à exercer mes langues dans un contexte autre que celui d’une formatrice devant ses élèves. De plus, toutes les nationalités sont représentées et la plateforme permet en quelques heures d’être opérationnel et de créer du lien rapidement et efficacement.

En effet, en 12 jours, j’ai déjà échangé avec une quinzaine de personnes, envoyé un courrier (lettre + carte postale) au Portugal, reçu une lettre d’Angleterre et en attends deux autres en provenance du Kansas et de l’Oregon aux États-Unis. Avec d’autres contacts en Écosse, au Japon, au Mexique et j’en passe, je vais pouvoir faire un petit tour du monde grâce à l’écriture et à ma pratique de l’anglais.

Une ouverture sur le monde

Finalement, on est encore nombreux à avoir humainement besoin de ses échanges et à aimer manier les mots et l’écriture. Est-ce le fait de prendre son temps et de faire preuve de patience qui donnent une autre tonalité à l’amitié ? Je pensais trouver surtout des gens nostalgiques d’une époque, dans la fleur de l’âge ou même fanés. Pourtant c’est loin d’être le cas et étrangement, il y a également de nombreux jeunes inscrits. Je dois dire que je suis surprise par la fiabilité de la plateforme, la qualité des échanges et cette curiosité réelle qui nous anime tous quand nous décidons de nous ouvrir au monde avec un peu d’intelligence.

Franchiriez-vous le pas à votre tour ?

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