Sur le chemin de l’école

A l’heure actuelle, les fournitures scolaires sont les objets qui m’inspirent le plus. De plus, les combinaisons sont innombrables. Voici les cinq premières expressions illustrées de la série « A l’école » à faire l’objet d’un article de blog. Retour donc sur ces cinq expressions du quotidien. Je vous explique leur double sens et comment elles m’ont inspirée en accompagnant ma louloute sur le chemin de l’école.

« C’est lui qui a commencé. » Qui n’a jamais entendu cette expression dans la bouche des enfants ? Effectivement, quand ils se chamaillent et qu’ils se rejettent la responsabilité les uns sur les autres lorsque les adultes interviennent ? C’est en jouant à pierre-papier-ciseaux que j’ai eu l’idée de détourner ces trois objets du célèbre jeu de mains appelé aussi shifumi, (variante japonaise du jeu chinois des trois coups apparue au XIIème siècle). Cette fois-ci, aucun des trois objets ne veut gagner ou perdre, ils se disputent la faute à tour de rôle, comme dans une cour de récré.

« On efface tout et on recommence. » Quoi de mieux qu’un crayon et une gomme pour prendre au sens propre cette expression. D’ailleurs, le figuré n’en est pourtant pas très éloigné. On l’emploie lorsqu’on part du mauvais pied avec quelqu’un et qu’on lui propose de remettre les pendules à zéro. Voici donc ce que je trouve comique avec ces deux objets. Le crayon se retrouve frustré d’être effacé par la gomme alors que cette dernière ne fait que son « boulot » si je puis dire. Mais si ces deux inséparables accordaient leurs violons, ils remarqueraient qu’ils peuvent tout à fait bien s’entendre et devenir même de très bons amis.

« Tu me fais tourner la tête. » Je ne sais pas pourquoi mais j’avais en tête les paroles de la chanson d’Edith Piaf, Mon manège à moi. Cette locution verbale, au sens figuré, renvoie à ce que l’on éprouve quand on tombe amoureux.se de quelqu’un. Quant au sens propre, il n’est pas difficile de trouver un objet qui tourne sur lui même comme la toupie par exemple. Mais, ici, je n’avais qu’en tête ce compas et ce crayon, à l’image d’un couple qui valse. Pour la petite info, il s’agit de la représentation exacte du compas que j’avais en primaire et que j’ai toujours conservé.

« Vas-y à fond, tu déchires tout ! » Qui n’a pas déjà utilisé sa gomme si fort qu’elle en troue et déchire le papier ? Ici, j’ai simplement voulu illustrer les efforts qui paient avec une contradiction imagée. Quand on se donne tous les moyens pour réussir, on obtient, généralement, de bons résultats. Tout déchirer, cela signifie réussir ou réaliser de belles prouesses. Ce qui est perçu comme négatif au sens littéral (on n’est jamais super heureux de faire un trou en plein milieu de sa feuille) est, au sens figuré, un encouragement tout ce qu’il y a de positif ! D’ailleurs, la pauvre gomme est heureuse parce qu’elle se donne justement à fond !

« Parfois, il faut filer droit ! » Et pas seulement sur le chemin de l’école… Filer droit signifie obéir et faire preuve de discipline face à l’autorité. La règle me rappelle, en effet, certains directeurs.trices ou instituteurs.trices d’école un peu trop sévères, ne faisant preuve d’aucune souplesse avec les élèves. Ce qui est d’autant plus drôle que la règle, de toute manière, ne peut pas plier et est donc par nature, inflexible. Quant au sens propre illustré ici, la règle aide justement le crayon à « filer droit », à ce que son tracé soit droit. Voilà ce qu’il en est pour ces cinq premiers exemples.

J’espère que ce premier article vous a plu. Si vous lisez jusqu’ici, c’est probablement le cas. D’autres suivront pour vous faire découvrir encore plus de jeux linguistiques !

Si vous adorez, retrouvez ces cinq expressions sous forme de cartes postales à la boutique :

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